Le livre traditionnel exerce toujours sur la plupart d’entre nous une attraction sentimentale. Il nous a accompagnés sur les bancs de l’école, il étanché notre soif d’aventures ou de romantisme d’adolescents et a nourri nos besoins d’informations ou d’évasion de l’âge adulte. Pas évident de ce défaire d’un vieil ami d’enfance ou de ses habitudes de lecture dans un fauteuil confortable, le soir, au coin du feu.
Surtout que les premiers e-books, en anglais, et leurs traductions françaises un peu plus tard, avaient tout pour déplaire. Ils ne comptaient guère plus de cinquante pages, ne parlaient que de faire fortune, avaient l’odeur du marketing et se vendaient plus cher que des livres traditionnels de 250 pages. Qui plus est, on ne pouvait les lire que sur un ordinateur, sans le moindre confort.
L’arrivée de l’ordinateur portable et des premiers readers a quelque peu renforcé l’idée que le livre numérique remplacerait peut-être un jour son cousin de papier mais sans en affirmer l’imminence car les readers ne permettaient pas d’accéder à toutes les possibilités qu’offrent l’informatique en général et Internet en particulier. Ils permettaient de lire des livres semblables à des livres en papier sans le plaisir des doigts à l’instant de tourner la page.
Plusieurs éditeurs traditionnels ont pourtant senti le danger et commencé à vendre du livre numérique. C’est un signe qui ne trompe pas. Un autre est l’initiative de Google de numériser des millions de livres qui font partie du patrimoine culturel de l’humanité.
Mais le véritable tournant est l’arrivée sur le marché de l’IPAD d’Apple , un objet de la taille d’une feuille A4, léger et convivial, permettant de lire des ouvrages numériques n’importe où, dans des conditions de confort optimales, tout en restant connecté à Internet, ce qui permet de suivre des liens vers des vidéos. Et ce n’est qu’un début puisque Google s’apprête à le concurrencer sur ce créneau. Il ne manque donc plus que l’alimentation continue par énergie solaire, comme pour certaines calculatrices, pour en faire un support de lecture tout aussi économe à l’usage que le livre traditionnel.
Objectivement, le livre numérique compte de nombreux avantages sur le livre conventionnel:
Il est plus écologique : plus besoin d’abattre des arbres, qui sont le poumon de la nature, pour fabriquer du papier ni de brûler du carburant pour acheminer les livres dans les librairies
Il est plus économique : plus de frais d’imprimerie, de diffusion, de gestion d’invendus, etc… Plus de risque financier à l’édition non plus. Ceci doit profiter au lecteur et ensuite à l’auteur dont les droits doivent nettement dépasser la fourchette de 5 à 15% du livre traditionnel.
Il ne nécessite aucun espace de rangement, ni aucun trajet ou frais d’envoi pour l’acquérir.
Il permet de suivre la pensée de l’auteur, non seulement dans le texte, mais aussi, grâce aux hyperliens dans une visite guidée de sites Web et à travers des vidéos. Ceci semble fondamental car la culture de l’image est déjà un fait de civilisation avéré, d’ailleurs responsable de la régression de la lecture chez les jeunes. Ce nouveau style de livres peut devenir aussi attrayant qu’un film.
La technologie numérique offre aussi d’autres possibilités comme l’interactivité avec le lecteur. .. et j’en passe pour mieux vous surprendre dans quelques mois.
Aujourd’hui, la majorité des éditeurs numériques hésite encore à baisser les prix et à utiliser tous les avantages du numérique sur le papier.
Pour rivaliser avec le DVD qui offre parfois des films pour 3 €, il semble évident que le prix du livre numérique se situera à l’avenir dans cette zone de prix et se servira des ressources d’Internet pour agrémenter la lecture.
Il semble évident aussi que les sujets évoqués dans des e-books rédigés à la hâte pour faire de l’argent et vendus à des prix prohibitifs avec droit de revente feront fuir le public et risquent même de le dégoûter du livre numérique.
Quand on crée une maison d’édition de livres numériques, le plus important est de choisir son positionnement sur le marché. Savoir où l’on va est gage d’évolution à long terme. Réussir un bon coup peut permettre de gagner beaucoup en peu de temps mais est voué à l’échec sur la durée.
Le chox de penserlibrement.com est d’anticiper sur ce qu’il estime être l’avenir de l’édition numérique et donc de proposer des ouvrages novateurs à des prix mettant la lecture à la portée de toutes les bourses.
En cette période de crise prolongée du pouvoir d’achat, il est temps d’être réaliste!
Mots-clefs : e-book, livre numérique