« La monnaie du partage » est un livre qu’il faut vraiment avoir lu pour ne pas faire partie « des moutons enchantés de faire un beau voyage quand on les conduit à l’abattoir ».
La lecture du livre, de plusieurs sites Web présents en liens et des deux vidéos « L’argent dette » vous fourniront des informations capitales sur la manière dont vous êtes trompés, spoliés et condamnés à vivre, à plus ou moins brève échéance, la cruelle expérience des propriétaires américains expulsés de leur logement.
Voici, brièvement, les révélations que détaille ce livre.
1) L’argent que vous déposez sur un compte en banque, ou que votre employeur vous verse obligatoirement sur votre compte NE VOUS APPARTIENT PAS LEGALEMENT. La banque peut s’en servir pour spéculer, notamment contre vous! Ce qu’elle vous offre en échange n’est qu’une promesse de mettre à votre disposition le montant correspondant à celui de votre compte et cette promesse ne saurait être tenue si nous réclamions tous notre argent en même temps.
2) Lorsque vous sollicitez un crédit, et mettez des biens en garantie, la banque ne dépense pas un centime de ses fonds propres ni de l’argent de ses épargnants. Il ne s’agit que d’un jeu d’écriture entre la banque X, qui accorde le crédit, et les banques Y et Z qui perçoivent l’argent de l’emprunteur.
Comme toutes les banques accordent des crédits et perçoivent des dépôts, cela se résume à des écritures entre banques, tour à tour débitrices et créditrices de leurs consoeurs. Encore une fois, si les clients demandaient ensemble la totalité de leurs avoirs, le système serait en faillite.
3) Les banques ne se privant de rien, les intérêts bancaires sont parfaitement illégitimes.
4) Quand vous remboursez votre crédit, le capital est effacé, détruit mais les intérêts restent la propriété des banques. Au fil du temps, les montants correspondants aux intérêts sont beaucoup plus élevés que ceux des capitaux à rembourser.
5) Comme la banque crée à partir du néant le principal du crédit mais ne crée pas l’argent nécessaire à payer les intérêts, il faut chercher celui-ci dans un ailleurs qui n’existe pas puisque chaque dollar, chaque euro en circulation, correspond à du crédit qui doit être aussi remboursé.
6) Il est mathématiquement impossible que tout le monde rembourse son crédit en payant les intérêts.
Tout au plus, quand la croissance est forte, on peut espérer payer les intérêts à échéance avec du crédit à échéance plus lointaine. C’est la fuite en avant dans toute sa splendeur. Elle explique pourquoi les ménages, les entreprises et les Etats, bref, les créateurs des vraies richesses sont tous endettés envers des banques qui ne produisent que de la poudre aux yeux.
7) Les garanties déposées en échange du crédit sont évidemment saisies si le crédit et les intérêts ne sont pas remboursés. Ainsi s’organise sciemment le transfert des richesses des mains des travailleurs et entrepreneurs vers celles de financiers parasites.
Non contents de spolier ainsi la population du globe et de plonger les trois quarts de l’humanité endettée dans la misère, les financiers ont engagé des économistes qui ont reçu le prix Nobel pour avoir inventé les crédits dérivés et les produits financiers dérivés, des armes de spéculation massives.
9) Il s’agit d’un système de spéculation qui permet (en principe) d’assurer le propriétaire d’un crédit ou de matières premières, contre les fluctuations de valeur de son bien. L’effet de levier permet de miser un dollar et d’en gagner (ou d’en perdre) cinq cents. Grâce aux prix Nobel, les grandes banques partent avec un gros avantage sur les autres et notamment sur l’ensemble des particuliers (qui sont en fait leurs clients puisque tout le monde a un compte en banque). En effet, elles disposent d’algorithmes très précis qui calculent à la milliseconde les fluctuations de valeurs attendues à partir de la valeur du moment.
10) Les grandes banques américaines ont de plus corrompu les agences de notation pour faire passer des crédits douteux (toxiques) pour des crédits absolument sûrs.
11) Cela a faussé les calculs et c’est ainsi que s’est déclenchée la crise des subprimes qui a entraîné la faillite de Lehmann Brothers et incité beaucoup de gens à retirer leur épargne, ce qui a provoqué la crise financière.
12) La plupart des banques dans le monde entier auraient fait faillite car elle étaient bien incapables d’honorer leurs promesses de mettre à la disposition de leurs clients les montants correspondants à leurs avoirs. Les gouvernements sont alors intervenus pour rassurer la population et la dissuader de retirer ses avoirs et pour renflouer les banques en empruntant de l’argent avec intérêts payables par le contribuable.
13) Autrement dit, si vous ne savez pas rembourser, on vous saisit,et si la banque ne peut pas vous rembourser, c’est encore vous qui payez pour elle jusqu’à ce que vous n’ayez plus assez d’argent pour rembourser vos propres crédits, ce qui permettra à la banque de vous saisir. Et si vous vous adonnez à la spéculation, quand vous perdez contre les grandes banques, c’est pour votre pomme, si vous gagnez, vous devrez participer à leur renflouage.
14) Les banques ont utilisé les milliers de milliards de dollars reçus en cadeau pour recommencer à spéculer et se refaire une fortune sans que l’économie réelle, à savoir les entreprises et les travailleurs en profitent.
15) Les Etats sont sortis affaiblis, surendettés, de cette crise et les pertes d’emploi de millions de travailleurs leur occasionnent des frais supplémentaires tout en réduisant le nombre de contribuables capables de cotiser. Les banques spéculent donc maintenant sur la faillite des Etats en difficulté, précipitant leur perte. En première ligne: la Grèce qui tente d’en sortir en imposant à sa population des sacrifices insupportables. Juste derrière, l’Espagne, le Portugal et l’Italie sont également visés.
16) L’Union européenne ne peut pas laisser tomber un seul pays sans faire voler l’euro en éclats. Les Etats les plus solides vont devoir passer à la caisse et augmenter encore leur endettement, jusqu’à finir par se fragiliser eux-mêmes.
17) L’euro se dévalue de jour en jour, plus vite que les autres monnaies qui dévaluent aussi. Le dollar, en fait, ne vaut déjà plus rien mais comme tous les pays en possèdent de grandes quantités, la spéculation lui attribue encore une valeur fictive.
Conclusion, les populations et leurs gouvernements sont prisonniers d’un jeu de dupes qui profite exclusivement à la haute finance mondiale et à ceux qu’elle arrose pour arriver à ses fins.
« La monnaie du partage » dénonce aussi une erreur conceptuelle du système économique et propose une solution qui permettrait aux citoyens de se réapproprier partiellement l’économie à l’échelle régionale mais ça, ce sera pour un autre article.
Les révélations de « La monnaie du partage »
13 février 2010L’avenir du livre numérique
5 février 2010Le livre traditionnel exerce toujours sur la plupart d’entre nous une attraction sentimentale. Il nous a accompagnés sur les bancs de l’école, il étanché notre soif d’aventures ou de romantisme d’adolescents et a nourri nos besoins d’informations ou d’évasion de l’âge adulte. Pas évident de ce défaire d’un vieil ami d’enfance ou de ses habitudes de lecture dans un fauteuil confortable, le soir, au coin du feu.
Surtout que les premiers e-books, en anglais, et leurs traductions françaises un peu plus tard, avaient tout pour déplaire. Ils ne comptaient guère plus de cinquante pages, ne parlaient que de faire fortune, avaient l’odeur du marketing et se vendaient plus cher que des livres traditionnels de 250 pages. Qui plus est, on ne pouvait les lire que sur un ordinateur, sans le moindre confort.
L’arrivée de l’ordinateur portable et des premiers readers a quelque peu renforcé l’idée que le livre numérique remplacerait peut-être un jour son cousin de papier mais sans en affirmer l’imminence car les readers ne permettaient pas d’accéder à toutes les possibilités qu’offrent l’informatique en général et Internet en particulier. Ils permettaient de lire des livres semblables à des livres en papier sans le plaisir des doigts à l’instant de tourner la page.
Plusieurs éditeurs traditionnels ont pourtant senti le danger et commencé à vendre du livre numérique. C’est un signe qui ne trompe pas. Un autre est l’initiative de Google de numériser des millions de livres qui font partie du patrimoine culturel de l’humanité.
Mais le véritable tournant est l’arrivée sur le marché de l’IPAD d’Apple , un objet de la taille d’une feuille A4, léger et convivial, permettant de lire des ouvrages numériques n’importe où, dans des conditions de confort optimales, tout en restant connecté à Internet, ce qui permet de suivre des liens vers des vidéos. Et ce n’est qu’un début puisque Google s’apprête à le concurrencer sur ce créneau. Il ne manque donc plus que l’alimentation continue par énergie solaire, comme pour certaines calculatrices, pour en faire un support de lecture tout aussi économe à l’usage que le livre traditionnel.
Objectivement, le livre numérique compte de nombreux avantages sur le livre conventionnel:
Il est plus écologique : plus besoin d’abattre des arbres, qui sont le poumon de la nature, pour fabriquer du papier ni de brûler du carburant pour acheminer les livres dans les librairies
Il est plus économique : plus de frais d’imprimerie, de diffusion, de gestion d’invendus, etc… Plus de risque financier à l’édition non plus. Ceci doit profiter au lecteur et ensuite à l’auteur dont les droits doivent nettement dépasser la fourchette de 5 à 15% du livre traditionnel.
Il ne nécessite aucun espace de rangement, ni aucun trajet ou frais d’envoi pour l’acquérir.
Il permet de suivre la pensée de l’auteur, non seulement dans le texte, mais aussi, grâce aux hyperliens dans une visite guidée de sites Web et à travers des vidéos. Ceci semble fondamental car la culture de l’image est déjà un fait de civilisation avéré, d’ailleurs responsable de la régression de la lecture chez les jeunes. Ce nouveau style de livres peut devenir aussi attrayant qu’un film.
La technologie numérique offre aussi d’autres possibilités comme l’interactivité avec le lecteur. .. et j’en passe pour mieux vous surprendre dans quelques mois.
Aujourd’hui, la majorité des éditeurs numériques hésite encore à baisser les prix et à utiliser tous les avantages du numérique sur le papier.
Pour rivaliser avec le DVD qui offre parfois des films pour 3 €, il semble évident que le prix du livre numérique se situera à l’avenir dans cette zone de prix et se servira des ressources d’Internet pour agrémenter la lecture.
Il semble évident aussi que les sujets évoqués dans des e-books rédigés à la hâte pour faire de l’argent et vendus à des prix prohibitifs avec droit de revente feront fuir le public et risquent même de le dégoûter du livre numérique.
Quand on crée une maison d’édition de livres numériques, le plus important est de choisir son positionnement sur le marché. Savoir où l’on va est gage d’évolution à long terme. Réussir un bon coup peut permettre de gagner beaucoup en peu de temps mais est voué à l’échec sur la durée.
Le chox de penserlibrement.com est d’anticiper sur ce qu’il estime être l’avenir de l’édition numérique et donc de proposer des ouvrages novateurs à des prix mettant la lecture à la portée de toutes les bourses.
En cette période de crise prolongée du pouvoir d’achat, il est temps d’être réaliste!
Bonjour tout le monde !
3 février 2010Bienvenue sur le blog de « penserlibrement.com » où nous pouvons échanger des idées concernant la politique éditoriale de notre maison d’édition de livres numériques ou au sujet des ouvrages qu’elle édite.
Nous recherchons des auteurs de qualité dont la pensée, libérée des rails des discours officiels, mais néanmoins responsable, permet d’approcher avec un autre regard les différents domaines de l’activité et des préoccupations humaines.
Nous leur suggérons de tirer parti des nombreuses possibilités qu’offre la technologie numérique (liens vers des sites Web, des vidéos, photos couleurs, recours à des signets, interactivité, etc…) qui apportent au lecteur un plaisir de lire que ne peuvent leur offrir les auteurs et éditeurs de livres en papier.
A vous de jouer !